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Questions de droits
Travail temporaire
Les droits des salariés intérimaires
Plusieurs articles du Code du travail et de
nombreux accords collectifs concernent les salariés effectuant des missions
d' intérim.
Forme et contenu du contrat
Le salarié intérimaire est employé par une entreprise de
travail temporaire (ETT) pour effectuer une mission dans une entreprise utilisatrice.
Toute mission donne lieu à un contrat de travail temporaire ou « contrat
de mission ». Ce contrat écrit doit être adressé
au salarié intérimaire par l'ETT au plus tard dans les deux jours
ouvrables suivant sa mise à disposition auprès de l'utilisateur.
Ce contrat doit comporter un certain nombre de mentions obligatoires :
motif précis de la mission (avec, le cas échéant, nom et
qualification du salarié remplacé), date de la fin de la mission
(ou durée de celle-ci), caractéristiques du poste à pourvoir
(qualification exigée, lieu de la mission, horaires…), montant
de la rémunération, période d'essai éventuelle,
noms et adresses de la caisse de retraite complémentaire et de l'organisme
de prévoyance dont relève l'ETT, mention que l'embauche de l'intérimaire
par l'utilisateur à la fin de sa mission n'est pas interdite.
Période d'essai et rémunération
Le contrat de mission peut comporter une période d'essai
qui, à défaut de convention ou d'accord de branche plus avantageux,
est fixé à : deux jours, au maximum, si la durée du
contrat est inférieure ou égale à un mois; trois jours
pour un contrat compris entre un et deux mois; cinq jours pour un contrat de
plus de deux mois. Lorsque la mission n'a pas de terme précis, la période
d'essai ne peut être inférieure à celle normalement prévue
au contrat. Pendant la mission de l'intérimaire, sa rémunération
minimum (dite salaire de référence) est indiquée à
l'ETT par l'entreprise utilisatrice. Basée sur le salaire d'embauche,
après essai au poste concerné, cette rémunération
comprend, obligatoirement, le salaire de base et ses majorations successives,
ainsi que les primes, avantages et accessoires en usage dans l''entreprise,
sous réserve de conditions éventuelles d'ancienneté.
Indemnités de fin de mission
Le contrat de travail cesse normalement à l'échéance
prévue dans le contrat. À la fin de sa mission, l'intérimaire
doit percevoir :
• une indemnité de précarité (ou indemnité
de fin de mission) qui, s'ajoutant à son salaire, est égale à
10 % au minimum de sa rémunération totale brute (cette indemnité
n'est pas due, par exemple, pour un emploi saisonnier ou en cas d'embauche par
l'entreprise utilisatrice) ;
• une indemnité compensatrice de congés payés, qui
est due au salarié dès lors qu'il n'a pas pu prendre ses congés,
qui doit être égale au moins à 10 % de sa rémunération
totale brute, indemnité de précarité incluse. À
noter qu'à la fin de la mission, l'ETT doit remettre à l'intérimaire
une attestation destinée à l'Assedic afin de lui permettre de
toucher les allocations chômage.
Des accords collectifs spécifiques
Pour garantir aux travailleurs intérimaires (624 500
personnes en janvier 2006) des droits équivalents à ceux des salariés
permanents, les organisations syndicales et patronales de l'intérim ont
conclu, depuis une quinzaine d'années, toute une série d'accords
collectifs. Ces textes portent notamment sur la formation professionnelle (8
juin 2000), l'aménagement et la réduction du temps de travail
(27 mars 2000), la protection sociale, avec indemnisation complémentaire
(maladie, accident, maternité) et régime de prévoyance
(2 décembre 1992), la retraite complémentaire (9 janvier 1991),
la représentation du personnel (27 octobre 1988) et l'exercice du droit
syndical (8 novembre 1984).n
En savoir +
Action sociale et formation professionnelle
Employeurs et syndicats de la branche du travail temporaire se
sont dotés, ces dernières années, de deux importants
outils qui, au fil des années, ont permis aux salariés
de ce secteur de bénéficier de nombreux droits nouveaux.
Le Fonds d'assurance formation du travail temporaire (FAF.TT)
Créé en 1983, le FAF.TT est un organisme paritaire administré
par les organisations professionnelles de salariés et d'employeurs
qui s'est fixé un double objectif: accompagner les entreprises
de travail temporaire dans la mise en oeuvre de leur dispositif de
formation d'une part, accompagner les intérimaires dans la
construction de leurs parcours de professionnalisation d'autre part.
Il assure le financement de la formation des intérimaires en
collectant et en gérant les fonds issus de la contribution
obligatoire des entreprises.
Concrètement, le FAF.TT informe et conseille les intérimaires
via des réunions d'information ou des entretiens personnalisés
dans les régions. Il les aide aussi à définir
leurs projets, à rechercher et à préparer le
contact avec l'organisme de formation, à constituer leur dossier
de prise en charge. Par ailleurs, il met à leur disposition
un certain nombre d'outils d'information et de proximité, que
ce soit dans le cadre du Congé individuel de formation (CIF),
du Congé de bilan de compétence (CBC) ou du Contrat
de mission-formation insertion (CMFI).
Il est à noter que le FAF.TT a le statut d'OPCA (Organisme
paritaire collecteur agréé) et d'OPACIF (Organisme paritaire
agréé pour le congé individuel de formation).
Renseignements complémentaires au 0 811 650 653 (coût
d'un appel local).
Le Fonds d'action sociale
du travail temporaire (FASTT)
Né en 1992 de l'accord entre les syndicats de salariés
' et d'employeurs (SETT), le FASTT est une association à structure
paritaire qui permet aux intérimaires de bénéficier
d'avantages sociaux de même nature que la plupart des autres
salariés. Il propose une gamme de services destinés
à améliorer la vie quotidienne des intérimaires,
l'accès à ses services étant, selon les cas,
soumis à des conditions de ressources ou d'ancienneté
dans la profession.
Parmi les nombreux services proposés figurent l'accès
à l'information en matière d'action sociale (aide aux
démarches administratives, assistance en cas de situation difficile),
la possibilité d'adhérer à une complémentaire
santé (FASTT-MUT) ou de bénéficier de prêts
à la consommation (FASTT-Franfinance), de conseils et d'aides
pour l'accès au logement (et même depuis juillet 2006
les frais d'agence immobilière dans certains cas). Ce Fonds
d'action sociale propose aussi des aides aux études, aux vacances,
à la famille, à l'accompagnement de personnes en difficulté
et peut rembourser depuis juillet 2006 la moitié des frais
du permis de conduire (soit 500 €).
Renseignements complémentaires au 0 800 28 08 28 (numéro
vert). |
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